Flâner au milieu du plus grand parc éolien des Antilles françaises

Allier tourisme industriel et belle randonnée, c’est possible avec cette découverte du parc éolien de Sainte Rose, qui a permis d’accélérer la transition énergétique de la Guadeloupe grâce une forte augmentation de la production d’énergie verte. N’hésitez pas, cette balade instructive propose en plus une vue mer exceptionnelle sur le Grand Cul-de-Sac Marin.

Un parc éolien hybride

Inauguré en 2019

Ce projet de parc éolien a été lancé en 2011 en concertation avec les élus de Sainte-Rose. Ont suivi des années d’instruction administrative avant l’obtention des accords nécessaires. La construction a nécessité un investissement de plus de 50 millions d’euros et près de 2 ans de travaux. Le parc a été inauguré en janvier 2019.

La société Sainte-Rose Energies est le propriétaire du parc. Ses actionnaires : l’opérateur en énergies vertes VALOREM (65 %), la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) (30 %) et la SEML Guadeloupe EnR (5 %).

Les bénéfices environnementaux

Le parc éolien de Sainte-Rose de 16 MW a commencé à produire et à injecter de l’électricité dans le réseau local en novembre 2018.

Il a permis d’augmenter de 10 % la production d’électricité issues d’énergies renouvelables sur l’île. L’implantation de ces éoliennes constitue un jalon important pour la transition énergétique de la Guadeloupe, qui a pour ambition d’atteindre 50 % d’énergie renouvelable dans les prochaines années.

Les 8 éoliennes du parc produisent environ 33 000 MWh d’électricité par an, soit la consommation de 17 000 personnes, ce qui correspond à la population d’une commune comme Sainte-Rose.

Un stockage de l’énergie éolienne pour assurer l’équilibre du réseau électrique local

L’île fonctionne en réseau isolé où l’équilibre entre production et consommation doit être maintenu en permanence, véritable défi pour un réseau qui n’est pas interconnecté.

Afin d’intégrer l’énergie produite par les éoliennes sans bouleverser le réseau, le producteur doit fournir quotidiennement au gestionnaire de réseau le profil de production du parc pour le lendemain, puis à le respecter le jour-même et s’appuie pour cela sur des technologies inédites de prévision de la production, de stockage et de gestion d’énergie.

Le parc dispose d’un stockage d’énergie d’une capacité de 5,3 MWh. Des batteries emmagasinent l’excès d’énergie produit par les éoliennes lorsqu’il y a plus de vent que prévu, ou au contraire, se déchargent sur le réseau public en cas de vent moindre. EDF peut ainsi continuer à garantir la stabilité du réseau électrique sans contrainte liée à la variabilité du vent.

Un dispositif anti-cyclonique d’orientation des pâles

Les pales et la nacelle d’une éolienne s’orientent en permanence face au vent grâce à un moteur commandé par un ordinateur, propre à chaque éolienne.

En cas de déconnexion au réseau, ce qui est fréquent lors de cyclones, un générateur électrique s’active : l’éolienne peut rester alimentée et continuer à orienter ses pales et sa nacelle. Elle réduit ainsi ses charges mécaniques et peut résister aux vents violents.

D’une hauteur de 123 m en bout de pâle, ces éoliennes non rabattables sont les premières à être installées dans les Antilles françaises.

Visite du parc éolien

Situé sur les secteurs de Bellevue et L’Espérance

L’implantation des éoliennes se répartit sur les sites de Bellevue et l’Espérance en 2 lignes parallèles.

En individuel

Les lignes des 4 éoliennes de L’Espérance et de Bellevue sont accessibles facilement.
Ce sont de belles balades avec des vues exceptionnelles sur le Grand Cul-de-Sac Marin.
Vous pouvez aussi vous y rendre en voiture par des chemins cahoteux.

La ligne des 4 éoliennes de L’Espérance

Se garer au niveau du rond-point de la Ramée.
Prendre la route de la déchetterie.
Au premier virage, prendre le chemin sur la droite.

Monter jusqu’à la première éolienne.
A droite du chemin, vous avez accès à un panneau d’information.
Continuer jusqu’à la 4ème et profitez du panorama.

La ligne des 4 éoliennes de Bellevue

Prendre la route du Comté de Lohéac
Se garer au bout de cette route à gauche sur le chemin de terre.
Continuer à pied jusqu’aux éoliennes.

Visite commentée avec Caraïbes Factory

Un samedi par mois, profitez de cette visite guidée gratuite avec Sylvia ou son mari.

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Tête à l’Anglais, un îlet qui ne passe pas inaperçu !

Vous le verrez juste au détour de la pointe extrême nord de Basse Terre. Tête à l’Anglais se situe au large de la plage de Clugny, dans l’anse du Vieux Fort. Rattaché administrativement à la commune de Sainte-Rose, cet îlet, d’origine volcanique, de 1,5 hectare, de 150 m de long, sur lequel il est impossible d’accoster, est un petit coin protégé du Parc national de la Guadeloupe, dans le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin.

L’origine de ce nom particulier

Cet îlet a une forme longue et haute, distinctive, ressemblant aux chapeaux portés par l’armée britannique dans les années 1700. Les gallions de la marine française s’y entraînaient au tir en le prenant pour cible pendant la guerre anglo-française de 1778-1783 pour la possession des Antilles !

Marque de parcours de la Route du Rhum

Tous les 4 ans, en novembre, cette fameuse course transatlantique relie Saint Malo à Pointe-à-Pitre.

Prochaine édition : novembre 2026.
Nous serons sur la terrasse de L’Effet Mer à observer passer les participants !!!

26 novembre 2018 à 17h00
Passage de la Tête à l’Anglais
par le trimaran de l’économie circulaire

https://youtu.be/0v3TRstIaxA

Dans le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin

Flore

Sa couverture végétale caractéristique des milieux secs est principalement composée de cactacées endémiques des Antilles, considérées comme rares en Guadeloupe :
– le cactus-cierge (Pilosocereus royenii)
– les raquettes volantes (Opuntia triacantha)

Une variété de figuier étrangleur, le ficus maudit, (Ficus citrifolia) fait partie des rares arbres présents.

Faune

Le Noddi brun et la Sterne bariolée nichent dans ses falaises.
Ses herbacées accueillent une importante colonie de sternes fuligineuses et la sterne de Dougall.
L’îlet sert de dortoir pour les fous bruns et les frégates superbes.

Tête à l’Anglais abrite une espèce endémique d’anolis, l’Anolis kahouannensis, un petit iguanidé.

Vie sous-marine

De nombreux poissons tropicaux, des langoustes et des bancs de harengs sont présents dans les récifs.
Sur la partie immergée se trouve une caye garnie de coraux Corne d’élan.
Du côté sous le vent, un plateau vallonné est recouvert de coraux Cerveaux de Neptune et de coraux à fleurs.

Certains clubs de plongée proposent de plonger sur le site avec ces 2 spots accessibles au niveau 1 :
– Tête à l’Anglais
– le Sec des Raies

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