Tous les tips pour identifier une trace de tortue marine

Si vous apercevez une trace de “roue de tracteur” allant de l’océan vers le haut de la plage, le doute n’est pas possible, il s’agit bien d’une trace de tortue marine. Chaque espèce laisse une marque différente sur le sable facilement reconnaissable. Je vous donne, dans cet article, tous les tips pour reconnaître à quelle espèce appartient la trace que vous ne manquerez pas de voir.

Quelles espèces se reproduisent sur les plages de Guadeloupe ?

3 espèces de tortues marines se reproduisent en Guadeloupe :
– la tortue Luth (Dermochelys coriacea / DC)
– la tortue verte (Chelonia mydas / CM)
– la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata / EI)

Quelque soit l’espèce, chaque tortue viendra pondre plusieurs fois, tous les 15 jours environ, sur une période de 2 à 3 mois.

Reconnaître la trace

Suivant la période

La période de ponte en Guadeloupe s’étend de mars à novembre.

Les tortues Luth sont les premières à venir se reproduire. Elles arrivent dès mars et terminent leur période de ponte en juillet. Les tortues vertes suivent et leur période de ponte est la plus longue, de mars à novembre. Puis viennent les tortues imbriquées d’avril à octobre.

Le pic de ponte se situe logiquement pour chacune des espèces en milieu de sa période de ponte :
– de mai à juin pour les Luth
– d’août à septembre pour les vertes
– de juin à août pour les imbriquées

NB : Toute ponte en dehors du planning est toujours possible. Une tortue verte est venue pondre un 8 février sur la plage de Clugny !!!

Suivant le positionnement du nid

La tortue pond si elle trouve l’endroit idéal et n’est pas dérangée.

Ce endroit se situera :
– en milieu de plage pour la tortue Luth,
– en limite de végétation pour la tortue verte,
– sous la végétation pour la tortue imbriquée.

Type de site de ponte par espèce de tortue marine

Suivant la largeur de la trace

Les tortues Luth sont des géantes. Il est donc assez facile de reconnaître sa trace à sa largeur de plus de 1,50 m.

Suivant la forme de la trace elle-même

Les tortues Luth et vertes se meuvent en avançant leurs nageoires simultanément. Les traces de leurs nageoires sont donc parallèles au contraire des tortues imbriquées qui sont décalées.

Mémo

Consignes

En cas de rencontre avec une femelle en ponte :

• Je reste discret, à une distance de plus de 10 mètres
• J’évite toute source de lumière artificielle
• Je ne touche ni à la tortue, ni à ses œufs

Télécharger le mémo et les consignes d’observation

Source : Alexandra Le Moal – Missocom – Réseau Tortues Marines Guadeloupe

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Les espèces de tortue marine en Guadeloupe

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La tortue marine est une espèce en danger. Connaître le phénomène d’émergence des nouveaux nés permet d’adopter les bons gestes pour ne pas rendre leur parcours du combattant encore plus périlleux. Découvrez ce phénomène fascinant dans cet article.

Une éclosion progressive

Une incubation non uniforme

Une ponte comporte une centaine d’oeufs enfouis au fond du trou creusé par la femelle et recouvert de sable. Les embryons se développent grâce à la chaleur de l’incubation naturelle et aux réserves accumulées dans l’œuf (jaune ou vitellus ou jaune) jusqu’à devenir des bébés-tortues.

Le sexe des nouveaux-nés est déterminé par la température dans le nid : au-dessous de 29°C, l’œuf donne un mâle ; et au-dessus de 29°C, il donne une femelle.

Les œufs du centre, qui bénéficient de températures sensiblement plus élevées que ceux à la périphérie, se développent un peu plus vite que ceux de la périphérie et vont éclore en premier. Ils déchirent l’enveloppe de l’œuf grâce à leur bec corné et s’en extraient.

Juste avant d’éclore, Ils incorporent ce qui reste du jaune de l’œuf et vont vivre sur ces réserves nutritives pendant plusieurs jours avant de commencer à se nourrir par eux-mêmes une fois qu’ils auront atteint la mer.

Bien que déjà complètement formés et aptes à se déplacer, ils ne cherchent pas à sortir du nid immédiatement et restent inactifs au minimum une journée le temps que leur carapace se durcisse.

Une éclosion cependant synchrone

Des processus de synchronisation des éclosions sont possibles :

Vers la fin du développement, les embryons à développement moins rapide peuvent augmenter leur métabolisme dont leur rythme cardiaque en détectant les battements de cœur, des vibrations ou des mouvements de leurs voisins de ponte plus avancés : ils peuvent ainsi rattraper leur retard.

De même, les embryons de tortues-luths ou de tortues vertes prêts à éclore vocalisent. Ces sons pourraient servir à synchroniser les éclosions.

Cette synchronisation entre les jeunes dans leur activité d’éclosion puis d’émergence constitue un phénomène essentiel et fascinant.

Une émergence, de nuit, 4 à 7 jours après l’éclosion

Cette éclosion synchrone par stimulations réciproques va permettre une association entre les jeunes d’une même ponte dans le creusement du sable vers le sommet du nid.

Un pelletage synchronisé

Pour sortir du nid, les premiers nés attendent qu’un grand nombre d’œufs soient éclos autour d’eux pour commencer à gratter le sable du plafond de la chambre de ponte et provoquer son effondrement. Ils creusent tout en grimpant très progressivement, en groupe, à travers la colonne de sable que la femelle avait soigneusement tassée au-dessus de la chambre.

Le coût énergétique de la remontée dans le sable varie selon les individus, de 11 à 70 % du potentiel énergétique contenu dans le jaune résiduel. Cette dépense individuelle diminue d’autant que la cohorte est nombreuse. Pour une cohorte d’une centaine d’individus, elle peut baisser de plus de moitié.

Cette activité de pelletage synchronisée sauve une part de la réserve d’énergie interne dont disposent les jeunes, laquelle pourra être allouée aux activités à venir dont la nage frénétique pour gagner le large. Les jeunes entrant dans la mer avec des réserves énergétiques internes moins entamées auront de plus grandes chances de survie avant de commencer à s’alimenter.

Sortir du nid en grandes cohortes induit donc un meilleur taux de survie et un meilleur succès reproductif pour l’espèce.

Un pelletage et une émergence aux heures fraîches

Les nouveaux-nés ne creusent pas en continu. Ils alternent des périodes d’activité de pelletage intense avec des phases de repos. La reprise d’activité d’un individu du groupe après une phase de repos induit la reprise des autres.

Quand la température à l’intérieur du nid s’élève, l’activité s’arrête. Ainsi, quand les bébés-tortues se rapprochent de la surface et que le soleil tape directement sur le haut du nid, ils cessent de creuser. L’activité ne reprendra que le soir avec la baisse des températures.

Ceci explique pourquoi la majorité des émergences se font de nuit ou, plus rarement, lors de journées nuageuses fraîches. Au total, la sortie du nid après l’éclosion demande 4 à 7 jours aux jeunes.

Une dévalaison rapide mais à haut risque

Les bébés-tortues sortent de leur nid tous ensemble. Enfin à l’air libre, il leur faut dévaler la plage pour atteindre la ligne des vagues à quelques dizaines de mètres et atteindre la mer, l’élément naturel auquel ils sont vraiment adaptés.

Cette dévalaison, même si elle est rapide, de l’ordre de 30 mn à une heure n’est malheureusement, pas sans risque. Différents écueils les attendent.

S’orienter vers la mer

C’est la lumière de la lune, des étoiles, se reflétant sur la surface de l’eau qui détermine l’orientation des petites tortues vers la mer.

S’orienter correctement et se diriger effectivement vers la mer est particulièrement difficile si la plage subit une pollution lumineuse nocturne due à une activité humaine ou la présence d’une route et de véhicules à proximité.

Ces lumières perturbent grandement l’orientation des bébés tortues et vont les attirer bien plus que la lumière naturelle se reflétant sur la mer. Elles vont prendre la mauvaise direction, ne jamais rejoindre l’océan, et finir par mourir d’épuisement ou mangées par des prédateurs.

Se déplacer sur la plage

Se déplacer sur le sable mou avec des nageoires transformés en palettes pas vraiment adaptées est difficile. Ils progressent cependant en profitant de l’effet de tassement engendré par leurs nageaoires qui appuient sur le sable et le rendent ainsi un peu plus « dur ».

Evidement, rencontrer et tomber dans un trou creusé par un chien ou un individu rend la traversée encore plus difficile.

Creuser un trou sur une plage de pontes des tortues marines constitue une menace pour ces espèces protégées. Veiller à reboucher les trous que vous pourrez rencontrer lors de vos ballades sur la plage.

Echapper aux prédateurs

Le problème numéro un reste d’échapper aux prédateurs nocturnes côtiers à l’affût de cette manne inespérée. En Guadeloupe, le prédateur principal est le crabe suivi par le bihoreau nocturne, un oiseau.

Que faire …

Si vous êtes témoin d’une émergence

Les nouveau-nés n’ont pas besoin d’une intervention humaine. Si vous êtes témoin d’une émergence, il est indispensable de ne pas toucher les tortillons et de les laisser regagner la mer par leurs propres moyens.

Il est possible de les protéger en éloignant les prédateurs (crabes, oiseaux, chiens…) ou de dégager l’espace entre le nid et la mer en cas d’obstacles (branches, palmes, sargasses, trous dans le sable).

Si vous rencontrez des nouveaux-nés en perdition

L’urgence est alors de les hydrater en les arrosant avec de l’eau de mer et de leur faire de l’ombre. Ils reprendront de la vigueur.

C’est pendant ce trajet sur le sable qu’ils apprennent à se servir de leurs nageoires et à les muscler afin d’être opérationnels dès leur entrée dans l’eau. Ne les transportez pas vers la mer. Une étude a montré que le pic de mortalité se concentre sur la première heure de vie aquatique.

Si vous avez le moindre doute sur la conduite à tenir, n’hésitez pas à contacter :
– le Réseau Échouages au + 590 690 74 03 81 
– ou, pour le secteur de Sainte-Rose, l’Association Tò-Ti-Jòn au +590 690 50 58 16.

Si vous voyez des chiens sur une plage de ponte

De nombreuses attaques et perturbations sont le fait de chiens errants, des chiens abandonnés et affamés mais également de chiens divaguants.

Un chien est en état de divagation lorsqu’il n’est plus sous la surveillance de son maître. Cela signifie qu’il est hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qu’il est éloigné de son propriétaire d’une distance dépassant 100 mètres. Le maître est passible d’une amende.

La plupart des plages de ponte sont interdites aux chiens même tenus en laisse. En cas de présence de chiens, essayez de les éloigner et prévenez les autorités.

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Sur quelle plage est venue pondre une tortue Luth ce lundi de jour ?

3 espèces de tortues marines viennent pondre de mi-mars à fin octobre sur les plages de Guadeloupe. La plage de Clugny est une plage majeure : les 3 espèces s’y reproduisent. Les pontes se font généralement de nuit en toute intimité mais parfois une tortue vient de jour. C’est le cas de cette tortue Luth venue ce lundi 29 avril 2024 sur la plage de Rifflet au Nord de Deshaies. Un magnifique spectacle, cadeau de la Nature, que je vous propose de découvrir en images.

Installation de la tortue en face du Chill

Il est 13h45, ce lundi, quand la tortue luth choisit de pondre juste devant le restaurant de plage  »Le Chill », en pleine affluence.

Fort heureusement, le propriétaire de l’établissement connait l’enjeu de cette présence sur la plage. Il éteint la musique, fait éloigner les badauds, un peu trop curieux, et s’assure que les chiens présents ne s’approchent pas de l’animal.

Grâce à ces bons réflexes, la tortue n’a pas fait demi-tour !

Consignes essentielles pour ne pas déranger une tortue marine
pendant sa ponte

Si vous êtes témoin de l’ascension d’une tortue sur une plage ou de sa ponte :

– gardez 10 m de distance
– ne parlez pas fort ou ne criez pas autour de la tortue
– éloignez les animaux qui pourraient être tentés de l’approcher (notamment les chiens).

– ne circulez surtout pas au niveau de la tête de l’animal
– ne vous mettez jamais dans son champ de vision
– ne courrez pas : les tortues sont sensibles aux vibrations.

Si la nuit tombe ou qu’il fait nuit :
– coupez vos flashs
– éteignez les lumières
– utilisez uniquement une lumière rouge

– Laissez-lui le champ libre pour retourner à la mer

En cas de problème, contactez :

– le Réseau Tortues Marines de Guadeloupe,
– l’association du secteur, Totijon ou Le Gaïac,
– la Police Municipale
– ou le réseau échouage au 0690 74 03 81

Le processus de ponte

La tortue a zigzagué jusqu’à trouver l’endroit parfait, puis a creusé un trou, en forme de tunnel, d’environ 80 cm de profondeur avant d’y déposer une centaine d’œufs.

Après s’être assurées que la ponte était bien en cours, deux patrouilleuses, membres habilitées d’une association locale de protection des tortues marines, se sont approchées de la tortue par l’arrière afin de ne pas la perturber.

Elles ont vérifié que les œufs avaient bien été déposés. Elles ont également remarqué une bague d’identification présente sur la palette arrière droite de la tortue.

Remarque : L’époque pendant laquelle des tortues, à fin de suivi, étaient baguées est révolue.

Les mesures ont ensuite été prises :
– largeur de la carapace 95 cm
– longueur de la carapace 155 cm
– largeur de la trace 210 cm.

⚠️ Seules des personnes habilitées peuvent procéder à ces actes ⚠️

La tortue a ensuite rebouché son cylindre ou tunnel de ponte et créé son chantier : elle remue et tasse le sable aux alentours grâce à ses palettes arrières et son poids d’une demi-tonne.

Elle est ensuite repartie, après ce dur labeur, à la mer.

Retour à la mer

Deux heures se sont écoulées entre le moment où la tortue est sortie de l’eau et celui où elle y est retournée. Elle reviendra à terre pour une prochaine ponte dans une dizaine de jours.

Rendez-vous dans deux mois pour voir émerger les tortillons si les conditions d’incubation, qui dure de 60 à 70 jours, se sont bien déroulées.

Merci à l’association Le Gaïac pour ces magnifiques photos qui m’ont permis de réaliser cet article.

Edit du 28 juin : Les traces de l’émergence ont été repérées par une patrouilleuse de l’association. Les tortillons ont rejoint la mer.

En savoir plus sur les tortues marines de Guadeloupe …

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Où nager à la rencontre des tortues marines ?

Votre séjour en Guadeloupe est l’occasion rêvée de partir à la rencontre des tortues marines. De nombreux spots du Nord Basse Terre offrent l’assurance de les observer. Il y en a pour tous les goûts et toutes les envies : sites touristiques ou plus préservés. Selon le temps dont vous disposez et votre sensibilité, à vous de choisir …

Observation responsable des tortues marines

Pour une observation responsable des tortues afin qu’elles puissent poursuivre sereinement leurs activités : alimentation, repos, respiration, déplacement, respectez les consignes élémentaires suivantes :

Ne pas toucher une tortue, ni l’attraper ou s’accrocher à sa carapace
Rester à une distance raisonnable, 5 m environ, de la tortue

Nager calmement et éviter de faire des mouvements brusques autour d’elle
Lui laisser un espace suffisant lorsqu’elle remonte respirer à la surface

Ne pas poursuivre une tortue qui s’éloigne

Le spot de Malendure

Ce spot dispose de 3 zones d’exploration :
– les herbiers, où l’on peut observer les tortues, au centre de la plage
– le récif corallien au nord de la baie
– les zones rocheuses au sud du ponton

La zone Tortue à droite de la plage

Rejoignez la zone des 3 à 4 m de profondeur jusqu’à ce que les herbiers soient abondants : c’est la zone d’alimentation des tortues vertes.

Les ancrages des bouées sont des petits îlots de vie intéressants à explorer. Vous y verrez rascasses, grondins volants, et parfois des barracudas. Soyez prévenu : depuis qu’ils sont protégés, leur taille parfois importante est un peu effrayante.

Le récif corallien vers le nord en bordure de baie

Les coraux et merveilleuses gorgones sont l’habitat de nombreuses espèces de poissons : chirurgiens bleus, barbarins blancs, poissons-anges, calamars de récif.

La zone rocheuse, à gauche de la plage, au sud du ponton

S’il vous reste encore un peu d’énergie, au sud, entre rochers et coraux, vous pourrez observer des bancs de sardines et d’énormes tarpons.


Certains adorent Malendure et ses îlets Pigeon accessibles en kayak, personnellement, je n’apprécie pas outre mesure ce site avec son agitation, la circulation incessante des voitures, ses parkings payants, sa plage souvent bondée et la suractivité touristique en général.

Si vous préférez un site plus calme : en voici deux autres pour observer les tortues d’une façon plus respectueuse et en adéquation avec le moment magique que vous allez vivre.


La plage de Ti-Anse, à 5 mn au sud de Deshaies

Cette plage, d’à peine 200 mètres de long, enclavée entre deux falaises est une petite baie aux eaux turquoises et calmes.

Elle propose :
– un snorkeling de rêve à l’abri de la houle
– un bel espace détente sur la plage à l’ombre de sa végétation luxuriante

Surtout fréquentée le week-end, il est préférable d’y venir en semaine et même en matinée pour profiter de la beauté du lieu à vous seul et en toute tranquillité.

La zone Tortue en partie centrale

La partie centrale de la baie est couverte d’herbiers où vous apercevrez des tortues vertes.

La zone rocheuse le long des rives droite et gauche

Cette zone est peuplée d’une faune aquatique riche en couleurs d’une grande variété de poissons de récifs typiques des Caraïbes : poissons-perroquets, girelles à tête bleue, sergents majors et des bancs de calamars de récif.

Les fonds couverts d’algues colorées, de petits coraux et d’éponges sont également intéressants.

La plage Leroux de Ferry au sud de Deshaies

La plage Leroux est une petite plage de sable blond, de 180 m, enclavée entre les blocs rocheux. La plage est propice au bronzage et à la détente, à la baignade et au snorkeling.

Près de la plage : boulangerie, supérette, restaurants et paillotes.

La zone snorkeling

Que ce soit vers les blocs rocheux à droite ou à gauche, vous observerez de beaux coraux et gorgones et toutes espèces colorées de poissons. Au hasard de vos pérégrinations, vous apercevrez assurément des tortues.

La baie de Deshaies

Si vous n’avez pas beaucoup de temps devant vous, vous pouvez profitez de votre visite du village ou de votre arrêt restau pour piquer une tête dans la partie gauche de la baie : vous y croiserez assurément quelques tortues vertes.

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Les bonnes pratiques d’observation de la ponte d’une tortue

Les tortues marines observées dans les Antilles Françaises sont des espèces menacées et protégées. 3 des 5 espèces observables en Guadeloupe nidifient sur ses plages. Il est possible d’assister à leur processus de ponte, de façon intentionnelle ou non. Savoir quelles précautions prendre et respecter les règles lors de l’observation de la ponte est essentiel à la survie de l’espèce. Qu’elles sont-elles ?

Où et quand observer la ponte des tortues ?

Les sites de ponte

17 sites de pontes ont été répertoriés en 2022 dans le Nord de Basse-Terre. Les plus fréquentés se trouvent à l’extrême nord de l’île. La plage de Clugny, au pied de la villa L’Effet Mer, à mi-distance entre Sainte-Rose et Deshaies, est l’une d’entre elles. Cette plage joue, à ce titre, un rôle important dans la reproduction des tortues marines et la sauvegarde de l’espèce.

Les périodes de ponte

De Mars à Octobre, des tortues femelles adultes quittent leur zone d’alimentation pour venir pondre sur les plages de Guadeloupe. Elles sont alors particulièrement vulnérables et sensibles au dérangement.

Il en est de même pour les nouveaux-nés qui après 2 mois d’incubation, sortent du sable pour rejoindre la mer. Seulement, 1 bébé sur 1000 survivra et reviendra peut être un jour se reproduire sur sa plage de naissance (ou non !) à l’âge adulte.

L’activité de ponte d’une tortue est une étape importante pour la survie de l’espèce. Nous nous devons de ne pas impacter le cycle de vie de ces animaux protégés.

La tortue Luth ouvre la saison de ponte

La tortue Luth, la plus grande de toutes les tortues, est la première à rejoindre le littoral pour pondre. La saison de ponte débute en mars pour se terminer en juillet, avec un pic en mai et juin. 

Suivront :
– la tortue imbriquée de mi-avril à mi-octobre,
– la tortue verte de juillet à octobre.

Tortue en difficulté, désorientée, en détresse

Pour toute situation d’urgence, appelez immédiatement le Réseau Echouage du RTGM au +590 690 74 03 81.

Sur Sainte Rose et aux alentours de la plage de Clugny, vous pouvez aussi contacter l’association Tò-Ti-Jòn au +590 690 48 17 46.

Connaître le processus de ponte

Une tortue marine sort de l’eau et monte sur la plage.
Elle cherche un endroit pour creuser son nid et y déposer ses œufs.
Elle pond ses œufs, rebouche et repart à la mer.

Le déroulement de la ponte dure 2 h environ.
Tout dérangement pendant cette période provoque l’abandon de la ponte et la fuite de la tortue.

Caractéristiques d’un site de ponte

Les caractéristiques d’un site de ponte diffèrent suivant les espèces. Certaines espèces pondent au milieu du sable, d’autres pondent de préférence en bordure de végétation et/ou sous couvert végétal. Un aménagement propre favorise leur reproduction et leur survie.

Les tortues Luth préfèrent les plages ayant une profondeur de sable importante. 

L’incubation des oeufs

Les œufs enfouis dans le sable bénéficient de la chaleur du sol et de la discrétion du nid pour se développer à l’abri des regards et des prédateurs. 

La température dans un nid n’est pas homogène. Elle varie en fonction de l’emplacement du nid sur la plage et du type de sable ou de couverture végétale. La température du nid et la position des oeufs dans le nid déterminent le sexe des futurs tortillons. Elle est de 29°C aux Antilles.

Les oeufs dont la température d’incubation est :
– en dessous de 29°C donnent majoritairement des tortillons mâles,
au-delà de 29°C majoritairement des femelles.

L’éclosion des tortillons

La sortie de l’oeuf a lieu environ deux mois après la ponte. Elle peut se faire à plusieurs heures ou jours d’intervalle d’un oeuf à l’autre. Une fois sortis de leurs coquilles, les tortillons s’attendent les uns les autres au fond du nid pour ressortir tous ensemble.

L’émergence des tortillons

Les tortillons attendent le moment propice sous la surface pour sortir du nid. Ils traversent la plage pour rejoindre au plus vite l’océan en se dirigeant par instinct vers l’horizon le plus lumineux, l’océan, grâce aux reflets de la lumière, de jour avec le soleil, de nuit avec la lune. 

Cette étape est primordiale pour le bon développement de leur motricité et leur sens de l’orientation qui leur permettra de revenir pondre sur leur zone de naissance. C’est une étape périlleuse durant laquelle les tortillons sont confrontés à de nombreux prédateurs et obstacles naturels (chiens, oiseaux, crabes, mangoustes, déchets…).

Les bonnes pratiques d’observation

Observer la ponte des tortues

Laisser faire la nature et ne pas tenter d’intervenir
Respecter le calme et le silence
Si le cas se présente, tenir son chien en laisse.

De la sortie de l’eau au site de ponte

– Ne pas gêner pas la progression de la tortue lors de ses déplacements
– Ne pas courir pas autour de l’animal
– Ne jamais se tenir dans le champ de vision de la tortue, ni entre elle et la mer
– Rester à l’arrière de la tortue
– Rester à une distance de plus de 10 mètres de la tortue

Pendant la ponte

– Ne pas se positionner dans son champ de vision
– Rester à plusieurs mètres de la tortue et toujours à l’arrière de l’animal
– Ne jamais toucher jamais la tortue ou ses oeufs
– Ne pas monter sur la tortue
– Ne pas aider la tortue
– Ne pas déterrer la tortue de son nid

Les tortues désorientées par les sources de lumière

La nuit, éteindre toutes les sources de lumière artificielle tel un téléphone, une lampe ou un appareil photo
Par anticipation, utiliser une lampe à lumière rouge la nuit sur une plage de ponte de tortues marines

– Éteindre ou masquer les lumières à proximité
– Ne pas éclairer la tortue avec une lampe
– Ne pas photographier la tortue avec un flash
– Utiliser une lampe à éclairage rouge si besoin et toujours par l’arrière de la tortue

Observer l’émergence des tortillons

En cas d’observation de nouveau-nés, il est indispensable de ne pas intervenir, de ne pas les toucher et de les laisser gagner la mer naturellement. Il est tout au plus possible :

– De protéger les jeunes tortues des prédateurs (chiens, crabes, oiseaux…)
– Dégager l’espace entre le nid et la mer en cas de présence d’obstacles (branches, sargasses, …)
– Faire une « haie d’honneur » aux petits pour contenir le public
– Éteindre ou masquer les lumières à proximité
– De nuit, ne pas photographier ou éclairer avec une lampe

Respecter tout simplement l’animal

N’oubliez pas que l’arrêté ministériel le 10 novembre 2022 interdit formellement la capture ou la mutilation des tortues, la destruction ou l’enlèvement des œufs, la destruction des nids, ainsi que la perturbation intentionnelle des tortues. Les peines encourues sont 3 ans de prison et jusqu’à 300 000 euros d’amende.

Observation en toute sécurité

Pour observer les tortues marines en ponte, des sorties sont organisées par les acteurs du réseau Tortues Marines Guadeloupe. Vous pouvez rejoindre les équipes d’éco-volontaires en contactant les associations ci-dessous.

En savoir plus sur les tortues marines de Guadeloupe …

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Les actions de protection des tortues marines de Guadeloupe

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Les espèces de tortue marine en Guadeloupe

Quelle espèce de tortue marine avez-vous observée ?

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Comment participer à la protection des tortues marines ?

Les tortues marines de Guadeloupe sont menacées, en danger d’extinction, voire certaines en danger critique d’extinction. Tout au long de leur cycle de vie, les tortues marines rencontrent des obstacles à leur survie. C’est à chacun de veiller à ce que les actions humaines ne s’y ajoutent pas, en mer comme sur terre. Comment faire pour mieux les protéger ? Quelles pistes dans cet article.

Les tortues marines, des espèces en danger

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, UICN, est une organisation intergouvernementale consacrée à la conservation de la nature.

La classification UICN des espèces

Il existe 8 classes mesurant le risque d’effondrement d’une espèce. Les catégories VU, EN, CR (vulnérable, en danger d’extinction, en danger critique) signalent le risque d’effondrement et un risque important d’extinction avant l’effondrement.

Les espèces classées dans ces 3 catégories figurent dans des listes rouges. Ces listes rouges peuvent être établies par groupe d’espèces ou pour tout type d’espèces confondues à différentes échelles géographiques : mondiale, européenne, nationale, régionale, départementale.

Les classes UICN des tortues marines de Guadeloupe

La tortue imbriquée est évaluée CR, en « danger critique d’extinction », classe précédant l’extinction.

La tortue verte classée EN, en « danger d’extinction ».
La tortue Luth classée EN, en « danger d’extinction » pour la zone Nord-Ouest Atlantique et VU « vulnérable » à l’échelle internationale.

La tortue olivâtre et la tortue caouanne sont évaluées VU « vulnérable ».

Les principales menaces des tortues marines

Les captures accidentelles dans les engins de pêche
La dégradation des plages, habitats de ponte
La dégradation des sites d’alimentation
Les collisions avec les embarcations
La pollution et l’ingestion de plastique, de fil de nylon …
Le braconnage

Le numéro d’appel d’urgence

Vous êtes en présence d’une tortue blessée, désorientée ou morte,
appelez le réseau échouage du Réseau Tortues Marines Guadeloupe au numéro +590 690 74 03 81

Protéger les tortues marines

L’organisation Réseau Tortues Marines Guadeloupe

L’organisation Réseau Tortues Marines Guadeloupe appelé RTMG s’est constituée en 1999. Sa mission est d’observer et de protéger les spécimens de Guadeloupe.

Elle rassemble plusieurs associations et structures partenaires du territoire. Une soixantaine de bénévoles actifs et environ 500 personnes sont impliquées dans le suivi des trois espèces qui viennent se reproduire sur les plages de Guadeloupe.

tortues-marines-guadeloupe.orgFacebook

Les associations du Réseau Tortues Marines

Les associations de protection du Nord Basse Terre

3 associations se partagent le littoral :

  • Tò-Ti-Jòn (Tortue jaune en créole ) – Littoral de Sainte Rose – Facebook
  • Le Gaïac – Littoral de Deshaies – legaiac.com
  • Evasion Tropicale – Littoral de Pointe Noire à Bouillante – evasiontropicale.org

Agir en aidant ou en devenant bénévole au sein d’une association

La dégradation des sites de ponte

Les tortues marines ont besoin de plages naturelles en bon état pour se reproduire. Elles y viennent tous les 2 à 4 ans et à plusieurs reprises, tous les 12 à 14 jours en moyenne, sur une même année de ponte entre mars et novembre.

L’urbanisation croissante des plages avec la construction de bâtiments et parkings menace les tortues marines par destruction des sites de ponte.

La destruction de la végétation littorale rend la plage moins attractive pour les tortues marines et augmente les risques liés à la pollution lumineuse due aux phares de véhicule ou à l’éclairage public.

  • L’absence d’écran de végétation isolant la plage de la lumière artificielle provoque la désorientation parfois mortelle des femelles en ponte et des nouveaux nés. Elle favorise les risques d’épuisement, d’écrasement par les véhicules et de prédation …
  • La végétation, en procurant de la fraîcheur et de l’ombre, régule la répartition des sexes au sein des populations de tortues marines : les nids des zones ombragées comportent une proportion plus importante de mâles.

Nettoyage de la zone de ponte en début de la saison de ponte

La protection de la végétation est favorisée par l’installation d’enclos de régénération. Ce dispositif permet aux espèces végétales de se reconstituer dans un espace clôturé les mettant à l’abri notamment du piétinement.

Chaque année, au mois de février, mars, pour préparer la saison de ponte, les présidents des associations invite adhérents et bénévoles à prêter main forte aux opérations de nettoyage des plages de pontes.

Cette année 2023, le rendez-vous de l’opération de nettoyage de l’association Le Gaïac a eu lieu le 24 février sur la plage de Cluny. Vous pouvez vous joindre à l’opération.

Devenir bénévole

Le patrouilleur fait un suivi des traces de pontes des tortues marines durant la saison de ponte de mars à octobre.

Activité de suivi à Clugny

Un observateur signale et/ou intervient sur des situations d’urgence (collision, échouage, capture accidentelle, situation de détresse, désorientation, etc).

Un accompagnateur s’investit auprès d’une association locale lors d’évènements (animations, nettoyages de plages, tenues de stands de sensibilisation, etc).

La réglementation en matière de protection des tortues marines

Les tortues marines, des animaux protégés par la loi

Au début des années 1990, la sur-pêche avait pratiquement fait disparaître les tortues marines des Antilles françaises. Un premier arrêté de protection a été pris en 1991 en Guadeloupe.

Puis un arrêté ministériel de protection intégrale à l’échelle nationale en 2005.

Avant le dernier, le nouvel arrêté ministériel le 10 novembre 2022.

Les interdictions

Sont interdits, sur tout le territoire national et en tout temps :

– la destruction, la mutilation, la capture, l’enlèvement intentionnels des spécimens incluant les prélèvements d’échantillons biologiques, la perturbation intentionnelle, la perturbation induite par des nuisances lumineuses, et la poursuite ou le harcèlement des animaux dans le milieu naturel,

– la destruction, l’altération ou la dégradation des habitats de reproduction,

– la détention, le transport, la naturalisation, le colportage, la mise en vente, la vente ou l’achat, l’utilisation commerciale ou non des spécimens de tortues marines.

Les amendes

Déranger une tortue sur le point de pondre est passible d’une amende de 135 euros.
Capturer ou détruire des oeufs est passible d’une amende de 15 000 euros.  
Les amendes peuvent aller jusqu’à 150 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement.

En savoir plus que les tortues marines de Guadeloupe …

Tous les tips pour identifier une trace de tortue marine

Quelle tortue marine est venue pondre sur la plage ?

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Les bonnes pratiques d’observation de la ponte d’une tortue

Vous croisez la route d’une tortue marine en train de pondre. Quelle attitude adopter ?

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Les populations de tortues marines sont en déclin. Il est urgent d’agir.

Les espèces de tortue marine en Guadeloupe

Quelle espèce de tortue marine avez-vous observée ?

Savez-vous quelle espèce de tortue marine vous avez rencontrée lors de votre baignade ?

Quelle espèce de tortue marine avez-vous observée ?

Lors de vos baignades en Guadeloupe, vous aurez assurément l’occasion de croiser de nombreuses tortues marines. De quelles espèces s’agit-il ? Comment les reconnaître ? Vous saurez les identifier très facilement après la lecture de cet article.

Les 5 espèces de tortues marines observées aux Antilles

Les Antilles Françaises accueillent cinq des sept espèces de tortues marines répertoriées dans le monde. Seules les tortues de Kemp et les tortues à dos plat ne sont pas représentées.

Leurs noms communs, noms scientifiques et appellations locales

La Tortue verte – Chelonia mydas – Tôti blan, tôti vé
La Tortue caouanne – Caretta caretta – Tôti jon
La Tortue olivâtre Lepiochelys olivacea – Ku ron
La Tortue imbriquée – Eretmochelys imbricata – Karet
La Tortue luthDermochelys coriacea – Bataklin, batacl, tôti fran

La tortue Karet en Guadeloupe

Vous entendrez souvent parler de la tortue Karet en Guadeloupe. Si Karet est le nom guadeloupéen de la tortue imbriquée, ce nom est souvent utilisée pour désigner toutes les tortues à écailles : tortues vertes, caouannes, olivâtres, imbriquées.

Les espèces de tortues marines nidifiantes aux Antilles

Les tortues marines sont des espèces migratrices qui effectuent des cycles de migration entre leurs zones d’alimentation, de reproduction et de ponte. Elles passent la quasi-totalité de leur vie en mer. Elles ne sortent que rarement, uniquement pour pondre, tous les deux à trois ans, sans couver leurs œufs.

Sur les 5 espèces des Antilles, seules trois sont nidifiantes :
La Tortue imbriquée
La Tortue verte qui pond uniquement en Guadeloupe
La Tortue luth

Les tortues marines se reproduisant en Guadeloupe

La tortue Luth, la plus grosse au monde

Statut de conservation IUCN : En danger critique d’extinction

Taille : 1,70 à 2 mètres voire 3 mètres pour les plus grosses
Poids : 300 à 400 kg voire 1 tonne pour les plus grosses 
Couleur : Bleu Noir

Caractéristique :
– Carapace souple, dépourvue d’écailles,
à l’apparence du cuir

Alimentation : Méduses et autres organismes gélatineux
Habitat marin : Pleine mer, principalement loin des côtes

Présence en Guadeloupe : Rarement observée en mer
Ponte en Guadeloupe : Très rare, quelques dizaines par an
Période de ponte : Mars à juillet, avec un pic en mai et juin 

La tortue verte ou tortue franche

Statut de conservation IUCN : En danger d’extinction

Taille : De 1 à 1,5 mètres
Poids : 100 à 150 kg, maximum 400 kg
Couleur : Ocre-vert

Caractéristiques :
– 4 paires d’écailles costales
– bec arrondi
– 1 paire d’écailles pré-frontales

Alimentation : Herbes et algues sous-marines
Habitat marin : Côtier peu profond (moins de 100 m)

Présence en Guadeloupe : Fréquente en mer
Ponte en Guadeloupe : Rare, une centaine par an
Période de ponte : Juillet à Octobre

La tortue imbriquée

Statut de conservation IUCN : En danger critique d’extinction

Taille : Environ 1 mètre
Poids : 60 à 70 kg en moyenne, maximum 130 kg
Couleur : Ocre-vert

Caractéristiques :
– 4 paires d’écailles costales
– Bec pointu et crochu
– 2 paires d’écailles pré-frontales

Alimentation : Eponges
Habitat marin : Côtier peu profond (moins de 100 m)

Présence en Guadeloupe : Fréquente en mer
Ponte en Guadeloupe : Pontes régulières, quelques centaines par an
Période de ponte : Mi-Avril à mi-Octobre

Les 2 autres espèces fréquentes en mer

La tortue caouanne

Statut de conservation IUCN : En danger d’extinction

Taille : 1 à 1,5 mètre
Poids : Autour de 100 kg
Couleur : Orange brun

Caractéristiques :
– Grosse tête
– 5 paires d’écailles costales

Alimentation : Crustacés, mollusques, végétaux
Habitat marin : Côtier profond (moins de 50 m)

Présence en Guadeloupe : Présente en mer
Pas de ponte en Guadeloupe

La tortue olivâtre, la plus petite

Statut de conservation IUCN : En danger d’extinction

Taille : 70 à 90 cm
Poids : Environ 40 kg
Couleur : Ocre-vert

Caractéristiques :
– Carapace très bombée
– 6 paires d’écailles costales

Alimentation : Crustacés, mollusques, végétaux
Habitat marin : Côtier profond (plus de 50 m)

Présence en Guadeloupe : Rare en mer
Pas de ponte en Guadeloupe

3 clés pour identifier facilement une tortue marine en Guadeloupe

3 observations permettent d’identifier l’espèce rencontrée :
– j’identifie le type de carapace
– je compte le nombre d’écailles costales
– je compte le nombre d’écailles pré-frontales entre les yeux

Incollable sur les tortues marines guadeloupéennes ?

En savoir plus sur les tortues marines de Guadeloupe …

Tous les tips pour identifier une trace de tortue marine

Quelle tortue marine est venue pondre sur la plage ?

Que faire si vous êtes témoin d’une émergence de bébés tortue ?

Découvrez les bons gestes à adopter

Sur quelle plage est venue pondre une tortue Luth ce lundi de jour ?

Découvrez et profitez de ce moment extraordinaire …

Où nager à la rencontre des tortues marines ?

Préparez vos palmes, masque, tuba et partez pour une observation responsable !!!

Les bonnes pratiques d’observation de la ponte d’une tortue

Vous croisez la route d’une tortue marine en train de pondre. Quelle attitude adopter ?

Les actions de protection des tortues marines de Guadeloupe

Comment participer à la protection des tortues marines ?

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