Pacifique Ouest

Mai à Juin 2000
Galapagos

Abonnés au près

La traversée entre Panama et l’archipel de Colon, plus connu sous le nom des îles Galapagos, est réputée pour son manque de vent. Il faudra s’armer de patience pour parcourir ces 900 milles et rallier les îles équatoriennes situés à cheval sur l’équateur. Un nombre important d’heures de moteur avec une limite fixée à 72 h est prévu. Ensuite, il ne faudra compter que sur Eole. Le spi qui n’a pas servi depuis l’arrivée au Honduras, il y a 3 mois, est placé en bonne position sur le haut du coffre afin de lui faire profiter de la moindre petite brise.

30 heures de moteur non stop seront nécessaires, malgré un courant portant de 2 noeuds, pour se dégager du golfe de Panama, style pot au noir où l’on trouve de tout, billes de bois et troncs d’arbre, déchets divers et variés jusqu’au container dans son intégralité, sauf du vent.

Le second jour, la mer est d’huile, le soleil sympathique, nous apercevons nombre de tortues de bonne taille sur la route (de loin, on croit voir un pneu qui flotte) mais toujours pas de risée à l’horizon. Enfin, dans l’après-midi, le vent se lève faiblement et atteint les 8 à 10 noeuds. Tous les espoirs sont permis. Espoirs vite retombés, le secteur est SW, en plein dans le nez. Qu’à cela ne tienne, il faut profiter du moindre souffle et économiser notre réserve déjà bien entamée de carburant. Nous tirons des bords, l’un vers l’est (170°), l’autre vers le nord (280°) et c’est sans compter sur le contre courant équatorial qui ralentit encore notre faible vitesse sur ce bord. Nous commencons donc notre route à la voile en dents de scie.

Le temps orageux avec pluie et grains et une fraîcheur à laquelle nous ne sommes plus habitués limitent notre présence sur le pont le 3ème jour. Toutes les écoutilles sont consciencieusement fermées. De temps à autre cependant, nous sortons manoeuvrer ou mettre le moteur en route grâce auquel nous atteignons péniblement les 3 noeuds, la galère …

Le lendemain, le vent s’établit enfin, secteur sud, 12 à 20 noeuds. Les jours de navigation ensoleillée au plus près et à la gite se succédent et se ressemblent. Nous ne nous plaignons pas de notre progression journalière de 100 à 110 milles avec un cap pratiquement direct sur San Cristobal, une île du Sud Est de l’archipel et son port principal, Puerto Baquerizo Moreno.

A 150 milles de l’arrivée, nous modifions notre point d’atterrissage pour l’île Baltra située au nord de l’île centrale des Galapagos, Santa Cruz et un atterrissage sans bord de près à tirer, le vent qui souffle du sud depuis maintenant 4 jours nous imposant un cap minimal 230° qui nous éloigne petit à petit de notre point d’arrivée prévu. Puis brusquement, la nuit suivante, le vent tombera pour mieux se relever une heure plus tard, avec un secteur favorable de SE. A 8h15 locales, 13h15 TU, ce 18 mai, nous franchissons, accompagnés de 2 bobbies peu farouches qui ont trouvé refuge sur Alfra et nous laisseront gentiment leur carte de visite, la ligne symbolique et tradition oblige, la boisson est déjà au frais. Nous mouillerons une dizaine d’heures plus tard, soit après 7 jours et demi de navigation dont 50 heures de moteur, sur la côte nord de San Cristobal. Nous y sablerons le champagne sans modération afin de savoir si oui ou non, nos têtes tourneront dans l’autre sens !

 Otaries en folie

Il est trop tard pour atterrir directement au port d’entrée de San Cristobal, la nuit va tomber dans quelques minutes. Aussi, nous nous dirigeons vers une baie de la côte nord et sa caleta abritée. A un mille de l’arrivée en cadeau de bienvenue, nous assistons au quart d’heure de folie d’une otarie. De bonne taille, celle-ci saute et saute encore à près d’un mètre de haut. Cette fois-ci, nous sommes vraiment arrivés aux Galapagos et ce spectacle exceptionnel nous sera quotidien ici, nous le pressentons.

Après une première nuit semi-réparatrice où malgré le calme du mouillage, nous nous réveillons périodiquement comme si nous étions encore en navigation, nous repartons pour le port en passant par le rocher, Leon Dormido ou lion endormi qui doit son nom à sa forme. Repère d’oiseaux, nous apprendrons plus tard qu’il est aussi un site particulier de plongée où hormis les coraux, il est possible d’admirer des requins marteaux qui ici, grâce à la nourriture abondante, sont, paraît-il, inoffensifs. Le fond dépasse de toute façon les 100 mètres et il nous aurait été impossible de mouiller pour aller vérifier.

Un bateau charter vient de partir en direction de Puerto Baquerizo Moreno, nous le suivons. Et quand il oblique franchement jusqu’à disparaître complètement derrière un îlot où seuls ses mâts dépassent, nous décidons d’y aller voir aussi. C’est génial, derrière cet îlot nommé l’île Lobos, vit une colonie d’otaries. Les plus jeunes jouent sans cesse, les mères se dorent au soleil et les vieux mâles se dressent de temps à autres, énormes sur leurs nageoires. Nous mouillons et si aucune remarque ne nous est faite, nous resterons, ici, dans cet endroit enchanteur toute la journée et la nuit prochaine. Nous allons faire un petit tour à la rame en annexe voir de plus près les énergumènes. Rapidement, plusieurs viennent jouer autour de nous et joueront, quand nous rentrerons, autour d’Alfra et spécialement sur l’ancre sur laquelle ils se mettent à cheval et glissent comme sur un toboggan. L’après-midi, 3 unités à moteur viendront et débarqueront leurs touristes. Quand un des groupes part se baigner, nous en profitons pour nous joindre à eux. Des otaries s’immiscent dans le groupe et plongent en même temps que les nageurs tout en gardant une distance de sécurité. Une seule restriction : ne pas s’approcher trop près de la côte au risque de se faire mordre par le mâle de 200 kg ou plus qui surveille jalousement son cheptel. La nuit arrive, les charters sont repartis et nous sommes maintenant seuls dans le mouillage rempli des bruits de tous ses habitants et qui ressemblent à s’y méprendre à des bêlements, aboiements ou autres barissements. Une otarie essaie de grimper sur la jupe sans succès, l’échelle de bain lui barrant le passage ; une autre, par contre, est déjà confortablement installée dans l’annexe. Nous frappons dans nos mains, comme nous avons vu faire les guides afin de la faire partir. Mais à peine dans l’eau, la coquine y remonte. Nous la chassons une nouvelle fois mais qui sait ce qu’elle fera dès que nous aurons le dos tourné. Une fois couchés, nous écoutons les bruits d’eau qui courrent le long de la coque et qui dureront quelques heures à croire que l’activité des otaries est plutôt nocturne.

Nous parvenons ce samedi à Puerto Baquerizo et faisons rapidement connaissance avec Vega et Malibu. Ces deux bateaux sont en escale prolongée. Un cargo les a percuté 3 semaines auparavant et a endommagé leurs matures. Ils attendent pièces et réparations par un gréeur professionnel avant de mettre les voiles sur les Marquises. Sur toutes les barquettes du port, d’énormes otaries dorment jour et nuit au risque de faire couler les petites embarquations. Sur la plage où elles sont aussi en nombre, en débarquant de l’annexe, il faut faire attention où l’on met ses pieds. Nous sommes vraiment dans le domaine des loups de mer. Suivent 4 jours de randonnée et de balade à vélo intensives. L’île se découvre à nous avec son centre et ses arbres fruitiers sur lesquels on cueille librement les fruits, un petit lac d’eau douce qui prend sa source dans l’eau de mer 700 m plus bas, ses criques aux otaries, ses rochers à iguanes marins, son riche centre d’interprétation et ses sentiers pédestres, ses fous à pattes bleues qui plongent telles des fusées à la recherche du poisson, ses habitants souriants, ses restaurants bon marché.

Nous ne pouvons espérer début de séjour plus sympathique d’autant plus que nos amis sinistrés qui ne perdent pas le moral sont aussi là pour mettre l’ambiance. Après une petite semaine, nous quittons San Cristobal pour une 2ème île habitée des Galapagos, Santa Cruz, île plus touristique qui nous permettra de refaire les pleins d’eau, de gazole et d’essence facilement. Mais d’ores et déjà, rendez vous est pris avec Vega et Malibu pour une traversée de concert avec ses contacts quotidiens à la Blu et l’atterrissage à Fatuiva, l’île du sud est des Marquises.

 Las Islas Encantadas

Nous quittons les Galapagos aujourd’hui après 18 jours passés sur 3 des 4 îles habitées de l’archipel, San Cristobal, Santa Cruz et Isabela ainsi que près d’une île déserte en humain mais peuplée d’une colonie d’otaries de 1000 individus et d’iguanes terrestres, South Plaza. Notre séjour a grandement répondu à nos attentes en ce qui concerne les rencontres avec les animaux et la connaissance de ces îles si belles, si particulières et somme toute convenablement protégées, contrairement à ce qui peut se lire dans la presse.

Nos plus belles images seront sans doute les suivantes :

Lors de notre traversée entre San Cristobal et les Plazas, des « grand dauphins » qui étaient d’abord venus à 4, jouer à notre étrave un bon quart d’heure, avaient disparu pour revenir quelques minutes plus tard accompagnés. Mais quel accompagnement ! Cela venait de partout, aux alentours, droite, gauche, devant, derrière et quelle ne fut pas notre surprise de voir au milieu de tous ces magnifiques dauphins tout autant d’otaries, soit plus d’une centaine d’animaux réunis. C’était trop drôle de voir ces otaries onduler comme le font les dauphins autour de la coque et d’apercevoir très périodiquement une quantité de têtes dépasser à la surface de l’eau pour un bol d’air et non plus l’évent et la dorsale habituels. Incroyable spectacle !

Et nous vous en avons déjà parlé, même si ça paraît beaucoup plus classique, ce sont les formidables plongeons des fous à pattes bleues ou des fous en général ; il en existe 3 espèces aux Galapagos. Ces oiseaux qui survolent à une altitude d’au moins 20 m un plan d’eau et qui tout d’un coup se laissent tomber ou plûtot s’élancent tels des fusées à la poursuite de leur proie, dans la forme la plus aérodynamique qui soit, pour descendre à une profondeur sous l’eau de plus de 5 m.

Et puis les énormes tortues Galapago, que nous avons rencontrées dans les centres de recherche Darwin de Santa Cruz et d’Isabela ou en liberté à El Chato par exemple ; il y en a plus de 4000 sur Santa Cruz. Rigolo de constater leur agilité malgré leurs pattes qui ressemblent à celles des éléphants, d’observer leurs têtes de dinausores et leurs longs cous pour certaines dépasser d’une trentaine de centimètres en quête de nourriture, de les observer dégustant des maracujas (fruit de la passion) dont elles sont très friandes.

Et encore les balades à pied au milieu des otaries principalement à San Cristobal et encore plus la baignade que nous n’avons malheureusement pas réitérée, puis enfin la dernière balade à cheval au cratère de la Sierra Negra, d’un diamètre de 10 km, le 2nd en taille du monde, paraît-il, suivi de l’observation du volcan Chico encore en activité.

Nous avons eu la chance de profiter de l’assouplissement des règles aux Galapagos. Il y a quelques années encore, seul un arrêt de 72 jours n’était autorisé pour les yachts de passage et ceci dans une seule des îles habitées. Il ne nous pas été demandé non plus le droit d’entrée au parc de 100 $ US exigé quand on débarque par avion. Le gazole coûte 1 F le litre et encore, a-t’il augmenté de 80 % pendant notre séjour. L’approvisionnement quoique plus limité est meilleur marché qu’au Panama. Nous avons même été acheté un galon de yaourt, soit près de 4 l, à la fabrique pour 2 $ US ; on croît rêver quand on sait que le moindre yaourt aux Caraïbes coûte de 4 à 7 F pièce. Il est possible de cueillir librement des fruits dans les centres verdoyants des îles. On peut très, très bien manger au restaurant pour peu et déguster les succulents licuados (milk skakes aux fruits) ou autre jus d’orange sans se priver. Enfin, en cette année 2000, les îles Galapagos sont une escale de rêve. Dommage pour ceux qui ont écouté les oui-dire à leurs sujets et ont préférer les contourner.

Le tourisme à échelle humaine (aujourd’hui, quelques 50 000 milles personnes dont 30 % d’équatoriens visitent les Galapagos ; la plupart resteront à peine 4 jours sur place essentiellement passés en mer) est correctement organisé et très bien contrôlé dans les îles inhabitées des Galapagos, qui sont plus encore qu’ailleurs des sites d’observation des animaux. Parmi les 16 îles inhabitées, certaines sont reservées aux scientifiques mais sur les autres, 48 sites de viste ont été crées. Pour se rendre à l’un d’entre eux, il faut acheter un tour sur un bateau charter. Là, une vingtaine de touristes seront pris en charge par un des guides licenciés du Parc National qui veillera à ce que les règles du parc soient respectées par tous. Et c’est uniquement avec ce guide qu’ils pourront débarquer à terre et suivre le petit sentier balisé de poteaux noirs et blancs, qu’il est interdit de quitter, pour une balade d’une heure ou deux.

Les risques les plus importants sont l’accroissement de la population locale (de 1000 habitants en 1950, à 5000 en 1980 pour atteindre 21000 aujourd’hui) dû à l’essor au tourisme dans les 3 îles principales, les apports de produits du continent pour cette population et les touristes (et par suite l’élimination des déchets) ainsi que l’introduction de nouveaux organimes qui pertubent l’équilibre écologique des îles. A ce risque très récent s’ajoute des fléauts plus anciens, animaux et plantes qui ont été introduites depuis les premiers passages de pirates au XVII ème siècle jusqu’à il y a peu de temps et qui sont depuis les années 60 identifiés et combattus. Il s’agit principalement de chèvres, chiens, chats, rats, souris, cochons qui vivent à l’état sauvage et s’attaquent aux iguanes et dévorent les oeufs de tortues et d’oiseaux mettant en danger certaines espèces animales endémiques. Des plantes comme la goyave et la mure envahissent les îles et ne peuvent plus être éliminées. La station Darwin travaille sur des programmes de recherche. Le Parc National Galapagos poursuit ses programmes de protection, de formation, d’éducation ambiantale et d’élevages. Aussi, des actions de sensibilisation et de prévention par campagne d’affichage sont visibles dans les villages. Les chèvres ont été éliminés de South Plaza en 1961, Santa Fé en 1971, Rabida en 1975, Marchena en 1979, Espanola en 1978. Les chiens ont été radiés de Floreana et San Cristobal mais sont toujours une menace sur Santa Cruz et Isabela ; ils peuvent maintenant boire de l’eau de mer, preuve de leur adaptation au milieu et confirmation de la théorie de Darwin établie après 3 semaines d’observation pendant son séjour aux Galapagos en 1835 lors de ses années de voyage à bord du Beagle à destination du Grand Sud.

De ce premier séjour aux îles enchantées, il nous restera une impression (peut être trop optimiste et très relative) d’une certaine symbiose entre population locale, touriste, faune et flore. Ce qui, comparé à de nombreux sites déjà détruits par le tourisme ou plus simplement l’urbanisme est un signe encourageant par rapport à l’avenir.

 A la cour des grands

Habitués des escales caraïbes, nos rencontres avec d’autres navigateurs étaient jusqu’à maintenant à 99 % francophones, par facilité ou par paresse, allez savoir. Assez normal quand même ; une grande majorité de français et francophones naviguent près des îles antillaises qui présentent, somme toute, bien des avantages, la première étant leur accessibilité par avion.

Au Panama, et à la marina de Colon en particulier, le changement a commencé à se percevoir. Ainsi, nous avons traversé le canal avec Gulliver, un bateau italien. Nous les retrouvons et faisons plus amples connaissances avec Michele et Daniela à Puerto Ayora à Santa Cruz. Ils nous apprennent que Guy et Chris, un couple belge rencontré également à Colon, que nous croyions parti 10 jours avant nous pour les Galapagos et arrivé avant même que nous appareillions de Contadora, est bloqué et en attente de pièces près de Panama City, à la marina de Balboa suite à une panne de sondeur. Nous retrouvons aussi un très jeune couple hollandais, également croisé à Colon, qui naviguent sur un 33 pieds, Ritme, avec leur petite fille de 17 mois. Olaf et Erna sont partis il y a un an et programment leur tour du monde sur 3 ans, histoire d’inscrire Vera à l’école en rentrant. Nous profiterons du même taxi pour visiter le centre de l’île de Santa Cruz, ses tortues et ses tunnels de lave. Deux jeunes hollandais, Mattys et Olivier, la trentaine passée, viennent ancrer derrière nous, toujours dans le mouillage rouleur et encombré de cette baie Académie. Nous leur donnons des tuyaux sur l’endroit et ils nous invitent à une soirée barbecue à bord de leur Oceanis 390, Amar, qu’ils espèrent revendre une fois arrivés en Australie, terme de leurs 18 mois de voyage. Olaf et Erna sont présents ; aussi, la soirée sera all in dutch, autant dire que je n’ai quasiment rien pipé. Nous quittons Santa Cruz pour Isabela et nous retrouverons ces équipages aux Marquises puisqu’à cette époque de l’année, étant donné les vents dominants de sud-est voire sud-sud-est, il devient difficile d’envisager une autre destination ; Gulliver est parti hier, Ritme partira aujourd’hui et les joyeux lurons dans quelques jours après avoir tenté une excursion dans les îles du Nord de l’archipel.

Pour les 40 milles qui séparent les 2 îles, nous faisons route avec Zorana, bateau américain que nous avons déjà croisé en plein océan, après 3 jours de traversée, entre Panama et les Galapagos, ce jour horrible où nous tirions des bords sous les grains, bords que nous tirions au même moment d’ailleurs. Partis ensemble de Puerto Ayora, nous arriverons mât dans mât au mouillage de Puerto Villamil si difficile à repérer au milieu des rouleaux et pourtant si calme et reposant une fois atteint. Le lendemain, Jack et Sandi, nous invitent à bord de leur 44 pieds (aménagé comme un Maramu, le 14 m de chez Amel) pour savourer un thon de 7 kg qu’ils ont pêché juste avant d’arriver ici et qui sera délicieusement grillé au barbecue. A leur bord, se trouvent des australiens, Bill, un septuagénaire, sa fille, Yvette, et Russel, un jeune globe trotteur. Ils comptent lever l’ancre le lendemain pour Fatu Hiva, l’île la plus sud des Marquises. Leur bateau est un classique 18 m bien marin, Red Boommer. Bill comme Jack et Sandi entame ou termine leur … troisième tour du monde. Discussions animées sur les précédents tours, les routes empruntées, les plus belles escales, les lieux à pirates. Ils nous confirmeront que pour eux, ce sont les Caraïbes les plus dangereuses et non le détroit de Torres comme il se le dit souvent. Juste avant le dessert, Jack nous annonce que c’est aujourd’hui son anniversaire. Je lui réponds que le mien aussi but in Zoulou time (soit le lendemain). Après confirmation des dates et grosses rigolades, nous nous rendons compte, Francis et moi, que nous sommes trompés, mon anniversaire est également aujourd’hui, nous avions complètement oublié et sans cette invitation à l’improviste, nous laissions passer tranquillement la date !

Red Boommer quitte les Galapagos le 3 juin ; Zorana et Alfra le suivront 2 jours plus tard, avec rendez-vous radio quotidien sur la fréquence américaine pour les échanges de position.